TQT Préquel

ATTENTION !!!

Cette page est dédiée à mon projet de campagne qui servira de préquel à TseuQuesT. Je désirais raconter l’histoire des principaux héros de TQT, comment ils ont acquiert leurs compétences, ou leurs armes, armures, boucliers, artéfacts, etc. Ce qui a fait d’eux ce qu’ils sont devenus dans le jeu. J’intègre beaucoup de narration. Une version plus légère sera proposée pour chaque scénario, avec une narration très succincte pour les joueurs désirant privilégier le jeu à l’histoire.

Ce projet étant relativement important, cette page sera mise à jour régulièrement, au fur et à mesure de l’avancée de mes travaux.

Je ne partage pour l’instant que le début de l’histoire que j’ai écrite.

Attention DIVULGÂCHAGE : des éléments du jeu original et des règles seront dévoilées, ainsi que le déroulement du préquel, pouvant gâcher la surprise aux personnes attendant de recevoir le jeu, ou désirant par la suite jouer ce préquel.

Merci de me laisser votre avis pour ceux qui voudront continuer la lecture…

Scénario P001 – Le Diable Souriant

Les gouttes tombent lentement dans la rivière qui reprend de la vigueur. Elles renvoient de scintillants reflets grâce à ce doux soleil de début du printemps. L’hiver a été très rude dans les montagnes, et les plus faibles n’ont pas survécu. Ces montagnes, qui depuis des générations abritent de farouches guerriers. On les appelle les Barbares, mais ce peuple est brave, et vit dans le respect de la nature. Malgré la rudesse de leurs conditions de vie, ils maintiennent un code d’honneur. Ils respectent leurs anciens, chefs de villages, qui ont eu maintes fois l’occasion de faire leurs preuves au combat et dans la survie quotidienne. Les femmes cultivent la terre et s’occupent des enfants, de la maison, et de toutes les tâches qui tournent autour de la gestion de leur famille. Mais surtout, ne les sous-estimez pas. Au besoin, elles sauront défendre âprement leur foyer envers quiconque osera les menacer, guerrier étranger ou bête sauvage. Les hommes, eux, s’occupent principalement de la chasse afin de nourrir leur village, entraînent les plus jeunes au maniement d’armes diverses, ainsi qu’à la survie afin qu’en grandissant, chaque individu de leur village puisse être complètement indépendant. Ces hommes passent également du temps à s’entrainer aux capacités martiales qui en font de farouches guerriers. Ce qui ne les empêche pas, régulièrement, de festoyer tous ensemble, faisant ripaille toute la nuit et s’abreuvant de cervoise, d’hydromel, ou bien même de ale de gruit achetée à quelque commerçant itinérant venu de la plaine. Ces repas bien arrosés étaient également l’occasion de joutes publiques, ou chaque guerrier pouvait, en se confrontant aux autres Barbares, prouver sa valeur face à tout le village. Mais la consommation des différents breuvages était plus souvent à l’origine de la victoire ou de la défaite de ces guerriers, bien plus que leurs vraies capacités martiales…

Depuis des décennies, ces Barbares s’étaient acclimatés à leur environnement, malgré des conditions difficiles. Jusqu’à cet hiver. Cet hiver où un mal s’est éveillé, et a blessé le cœur des plus faibles, qui n’ont pas survécu. Mais le froid seul ne peut être mis en cause. Les Anciens l’ont ressenti, et ils ont mis en garde la population. Le mal était déjà présent. Il y a trois jours à peine, un message est arrivé au sein de la Tribu de l’Ancienne Trinité sous forme d’une Tablette de l’Aide. Elle a été envoyée par le Grand Maître Mentor, qui appelle aux volontaires afin de soulever une résistance. Fidèles et respectueux de la Sagesse de Mentor, les Anciens se sont réunis et ont accepté d’envoyer un de leurs plus braves guerriers représenter les Barbares des Montagnes du Nord. Il partira avec le surnom de Barbare. Il devra faire ses preuves au combat, et acquérir un nom qu’il pourra porter fièrement. Alors seulement il se présentera comme émissaire des Barbares des Montagnes du Nord.

Le soleil est presque à son zénith lorsque le Barbare tombe sur arrondi de la rivière, qui tombe de quelques mètres dans une vasque naturelle, formant un bassin qui emprisonne quelques poissons descendus maladroitement par ce passage. Armé seulement de son courage, il est parti de son village, dès l’aube, faisant route vers son destin. Il profite de la douceur de cette journée, et s’improvise un javelot long et pointu en fouillant les branchages tombés au sol. Le Barbare en profite pour pêcher une poignée de truites à l’aide de son harpon improvisé. Dans le respect de ce qui respire, il ne prend que ce dont il a besoin pour sa survie. Il fait un petit feu un peu plus loin, là où la neige commence déjà à disparaître. Enfin repus, le Barbare reprend la route. Malgré la fraicheur de l’air et la neige encore présente dans les bois, il avance à vive allure. Mais petit à petit, la lumière décline. Il presse le pas pour dormir ce soir à l’abri dans les vieilles mines. Il suffit juste d’éviter le cœur de la Colline. Ce lieu porte malheur. Même les plus braves des guerriers évitent de venir dans ces tunnels. Un mal rôde dans ces souterrains, et il semblerait que les morts se relèvent. Les Barbares sont courageux, et n’hésitent pas à se battre, peu importe l’ennemi. Même les plus dangereux, quand bien même ils devraient y laisser la vie. Mais il y a pire que la mort, et les Barbares craignent ce qui traverse la mort pour se relever. Ils délaissent les pouvoirs de la magie contre le fer froid et tranchant de l’acier. Non, ce que désire notre Barbare, c’est juste un abri à l’entrée d’une mine pour passer la nuit, et repartir à la lueur du matin. Ces pensées lui font froid dans le dos, mais il faut continuer à avancer avant la nuit. Le froid commence à être mordant, et la luminosité décline. La nuit tombe rapidement. Dans peu de temps on n’y verra plus assez pour se déplacer entre les arbres.

Soudain, il ressent plus qu’il n’entend un mouvement sur sa droite. Il a à peine le temps d’apercevoir deux yeux lumineux dans la faible clarté des sous-bois, qu’ une masse sombre surgit des buissons et lui saute dessus. Une gueule hérissée de crocs s’approche de sa gorge. Seuls des réflexes surhumains lui permettent de repousser, à l’aide du javelot, l’animal qui réussit à se remettre debout et à faire face au Barbare, non sans pousser un cri de douleur canin. Un loup ! Un loup énorme lui fait face. Le Barbare cale bien son arme entre ses mains et s’apprête à recevoir une nouvelle attaque. Mais l’animal reste à bonne distance, lui faisant face. L’air agressif, la gueule ouverte. Il grogne férocement, menaçant, puis se met à hurler. Son hurlement semble résonner dans toute la forêt. Le Barbare prend soudainement conscience que le loup ne doit pas être seul. Ce doit être un éclaireur, et sa meute risque de bientôt être sur lui. Dans le noir, il ne pourra rien faire contre un groupe de loups affamés. De plus, l’animal semble bien plus gros que la normale. Rien qu’à lui seul, ce sera difficile d’en venir à bout. Sans prévenir, le loup tente à nouveau d’attaquer le Barbare. Surpris par la vitesse de l’attaque, il n’a que le temps de mettre son bras devant la gorge pour se protéger des crocs de l’animal. La mâchoire du loup se referme sur l’avant-bras gauche, mordant dans les chairs. Par pur réflexe, le Barbare se laisse basculer en arrière, emporté par le poids du loup, projetant son bras avec l’animal contre un rocher tout proche. Surpris par le choc, l’agresseur pousse un cri et se roule en boule, lâchant le bras de sa proie. Déjà le Barbare s’est relevé et frappe avec son javelot un grand coup puissant sur la tête du loup, espérant le sonner assez longtemps pour s’enfuir et prendre un peu d’avance. L’animal, désorienté, ne se relève pas immédiatement. Rassemblant ses forces, le Barbare s’élance en courant dans la nuit. Son bras ne le fait pas trop souffrir, mais il faudra penser à stopper le saignement. Puis il entend un hurlement derrière lui. Le loup s’est déjà relevé et se lance à sa poursuite. Une course précipitée, des grognements de rage, la meute est également à ses trousses. Il ne pourra pas leur échapper longtemps à ce rythme, devinant difficilement son chemin dans l’obscurité…

Puis soudain, un énorme craquement se fait entendre sous ses pieds. Le sol semble instable, mais le Barbare arrive tant bien que mal à garder son équilibre, s’aidant de son javelot. Il se retourne et voit les loups s’arrêter à quelques pas de lui. Les animaux hésitent, face au Barbare. Quelque chose les trouble, et ils n’avancent pas plus. Notre héros leur fait face quelques instants, puis pose un pied en arrière, sans jamais leur tourner le dos. Mais le sol, instable, lâche, précipitant le Barbare dans un trou qui s’ouvre sous lui. Il chute dans le noir, puis dans un craquement sinistre, il entre en contact violemment avec le sol. Tout est si sombre ! Il perd connaissance…

Lorsque le Barbare revient à lui, il se demande où il se trouve. Le jour s’est levé, et éclaire doucement la pièce qui l’abrite. Puis, petit à petit, tout lui revient en mémoire. Les loups ! La poursuite dans la forêt à la nuit tombante ! Mais pourquoi ces loups ne l’ont-ils pas suivi et attaqué ? Pourquoi sont-ils restés, hésitants, à juste quelques pas de lui ? Il essaie de se relever. Il est tout courbaturé, le dos endolori, mais rien de grave apparemment. Il arrive à se mettre debout. Un tas de bois à moitié vermoulu a amorti sa chute, et lui a surement sauvé la vie. Mais… mais quel est ce bruit ? Une espèce de raclement. Comme un bout de fer que l’on traîne au sol en avançant lentement. Et ce lieu souterrain ? À cet instant, toute l’horreur de la situation frappe le Barbare alors qu’il prend conscience de la réalité. Il se retrouve au cœur de la Colline, l’endroit qu’il voulait à tout prix éviter. Là où la mort rôde, et où des créatures se relèvent de leurs tombes. Une peur indicible monte en lui. Une terreur nourrie par des années d’histoires au coin du feu, à l’abri de son peuple. Mais maintenant, il est seul. Il se retourne et voit son javelot, mis en pièces lors de sa chute. Ces murs sont trop hauts pour pouvoir espérer les escalader. Il ne reste comme seule issue qu’une porte défoncée, à l’autre bout de la pièce. Mais le bruit de raclement semble provenir du couloir derrière. Et le Barbare est seul, et sans arme. La peur le tenaille, le clouant au sol. Mais il n’a pas le choix. S’il ne veut pas périr, il lui faut s’enfuir.

Scénario P002 – Gulrak le Tueur de Ranimés

Le Barbare profite de se retrouver au cœur de la forêt pour se remettre de ses combats et de ses blessures. Après cette nuit mouvementée et toutes ces émotions vécues dans ces couloirs, un bout de journée est déjà passé. Estimant qu’il reste encore deux bonnes heures avant la tombée de la nuit, il profite de ce temps pour trouver de quoi se nourrir. Un lapin pris au dépourvu et une paire de fruits encore un peu verts serviront de repas pour finir cette journée. Le Barbare se trouve un coin tranquille, fait un petit feu, cuisine son lapin et mange les fruits. Encore verts, ils craquent et n’ont pas de goût ; mais c’est déjà une chance d’en trouver à la sortie de l’hiver. Il profite de ce répit pour admirer sa nouvelle arme. C’est une énorme épée, très longue, qui se manie à deux mains. Elle est d’excellente facture, très bien aiguisée. La poignée est surprenante, parée d’un visage de démon souriant. Le Barbare se lève et empoigne l’épée, soupesant la lame. Il effectue quelques moulinets. Cette arme est parfaitement équilibrée. Puis cette sensation lui revient. La même qu’il avait ressentie lorsqu’il l’avait sortie de la statue. Un flux d’énergie traverse la lame et imprègne le bras du Barbare. Il ressent une volonté inébranlable. Toute peur s’est évanouie. Alors qu’il fixe la lame, sans savoir pourquoi, lui sortent de la bouche deux mots : Diable Souriant. Le Barbare comprend que cette lame a un nom qui lui est propre. Elle a une histoire, un vécu. Elle a connu de nombreuses batailles, et plusieurs propriétaires. Mais malgré ça elle est toujours intacte, magnifique. Et maintenant, elle lui appartient. C’est à lui que revient l’honneur de combattre avec cette arme. Fier de sa trouvaille, il est enfin temps d’aller dormir.

La nuit est calme, et le repos permet au Barbare de se remettre de son aventure.

Au petit matin, il explore les alentours. La forêt n’est pas très grande, mais ce lieu, très encaissé, ne propose pas de moyen de monter par les falaises cet endroit. Ne désirant pas retourner dans les couloirs de la veille, il fait le tour de cette vallée, longeant les limites de la forêt. Ce n’est qu’en fin de matinée qu’il découvre des traces de pas qui se regroupent, puis partent dans la même direction. Ce qui l’inquiète, c’est que ces traces semblent être des traces de pas humaines, mais qui se trainent, comme si ces gens étaient blessés, ou avançaient très lentement… Il suit sans mal ces traces, qui l’amènent jusqu’au fond de la cuvette. Là, à quelques mètres de hauteur, se trouve une avancée rocheuse. Au centre de cette avancée, un énorme trou, dans la falaise, fait face à la forêt. En cherchant alentour, le Barbare découvre sur le côté un discret petit passage permettant d’atteindre l’entrée de la grotte. Il avance de quelques pas, dos au soleil. Le sol devenant rocailleux, il perd la trace des pas. Il hésite un court instant, face au rideau sombre des profondeurs. Aucun son, aucune odeur, aucun souffle ne sortent de cette grotte. Le Barbare serre son arme dans la main, et se décide à avancer, l’épée en avant, dans les ténèbres de la montagne…